Du surf à Gatineau avec Swellpoivre

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Photo: Jean-Michel Beaudin qui profite d'une session avec le coucher du soleil! Par Philippe Beaudin

Tomber en amour avec le surf n’est pas quelque chose de difficile, changeant subitement notre mode de vie conventionnel en une recherche éternelle de vagues.

Si tu es comme moi, tes pensées sont probablement trop occupées à rêver à tous ces endroits encore inconnus qui offrent des vagues parfaites pour pouvoir réaliser ce qu’on a dans notre propre pays. Profitez de notre location actuelle n’est pas évident quand l’océan semble si loin et c’est encore pire lorsqu’on n’est pas au courant du nombre de vagues qu’on peut surfer, ici, au Québec. 

Nous avons la chance d’avoir deux vagues stationnaires à Montréal, mais cela résume ce qu’on a, ou devrais-je plutôt dire, ce qu’on savait. J’ai récemment découvert Swellpoivre, un compte Instagram créer par quatre garçons vivants et surfant dans les Outaouais. Leur objectif ? “C’est principalement pour le plaisir”, dit Julien Hudon, un des fondateurs du compte. “Il y a du surf de rivière à Montréal déjà et ça fait partie d’une des attractions de la ville, mais ce n’est pas la même chose pour nous. Nous voulions montrer aux gens qu’on peut surfer dans les Outaouais, que ça pouvait aussi faire partie de notre culture” ! 

Leur nom est brillant. Swellpoivre.
Leur concept est intéressant, partager leur passion et les alternatives du surf.
Les fondateurs, Julien Hudon, Philippe Beaudin, Jean-Michel Beaudin et Marc Andre Séguin sont faciles à apprécier. 

Mais ce que j’aimais surtout, c’était l’idée de pouvoir surfer en Outaouais, dans non pas un ou deux spots différents, mais huit spots qui nous attendent. 

Photo: Philippe Beaudin qui a la chance de surfer Sewer Wave sous le soleil! Par Swellpoivre.

Photo: Philippe Beaudin qui a la chance de surfer Sewer Wave sous le soleil! Par Swellpoivre.

Sur le chemin du retour d’Hampton Beach, les gars discutaient dans la voiture quand l’idée de lancer Swellpoivre les frappa. L’idée était réfléchie et facile : Marc-André est plutôt doué dans les réseaux sociaux et ils sont tous passionnés par le même sport, voyageant constamment à travers le monde pour le surf. “C’est super, c’est original et personne n’y a pensé auparavant, ça offre l’opportunité de découvrir quelque chose de nouveau dans le monde du surf”, dit Julien.

Vient alors le nom, Swellpoivre. Qu’est-ce que ça veut dire ? L’association du français et de l’anglais dans leur nom représente bien ce qu’on est au Québec, une province bilingue, spécialement quand Gatineau est si proche de l’Ontario. Philippe est le génie derrière le nom, trouvé subitement en voiture et dont tout le monde à rapidement approuver. Aucun sens spécifique… mis à part celui que tu lui donnes ! “J’ai fait une entrevue avec un journal l’année dernière et la journaliste m’a posé des questions sur le nom… Je ne savais pas quoi dire ! J’étais seul, alors j’ai créé ma propre explication: l’eau est salée et nous, on y rajoute notre grain de poivre ! Ce qui est de Swell, c’est simplement un jargon pour dire vague. Ça a du sens, non ? [rire]”, ajouta Julien.

De retour à Sewer Wave avec Philippe Beaudin

De retour à Sewer Wave avec Philippe Beaudin

Trouver des endroits qui fonctionnent bien pour le surf tout en étant sécuritaire est tout un défi, mais pour les gars, c’était une étape facile. Phil, qui surfait déjà là avec son frère, Jean-Michel, invita Julien à venir avec eux puisqu’il était au courant de son amour pour le surf. “Je surfais que l’océan dans ce temps-là, mais la rivière m’avait toujours intéressé et d’essayer ça à Gatineau, je trouvais ça cool”, dit Julien. “La première fois était… surprenante ! Ça peut parfois paraître risqué quand tu es dans les rapides”.

On a aussi la chance de suivre les surfeurs dans leurs voyages, comme le Portugal!  Marc Andre Seguin par Alexandra Allard

On a aussi la chance de suivre les surfeurs dans leurs voyages, comme le Portugal! 
Marc Andre Seguin par Alexandra Allard

Surfer à Gatineau signifie que tu dépends toujours du niveau de l’eau, ce qui change chaque jour. À ce moment-ci de l’année, il n’y a plus vraiment de vague, on voit les roches au fond. C’est décevant, oui, mais comme ils nous ont dit, la meilleure partie est durant le printemps, quand la neige commence à fondre! C’est ce qu’on peut appeler du surf dans l’eau froide, ça c’est sur, et c’est là que le plaisir réside : le défi d’aller dans l’eau avec un wetsuit épais, de la vaseline sur le visage et de l’eau bouillante attendant ton retour du froid glacial.


“Comparé à Montréal, je dirais que le niveau de l’eau ici est plus bas que les spots là-bas. On doit être prudent puisqu’il y a beaucoup de roches, c’est facile de briser nos aillerons à cause de ça”, expliqua Julien lorsqu’on lui demanda les différences qu’il savait. “Notre courant est moins fort, ce qui nous permet de retourner sur la vague facilement si on tombe - c’est tellement plus simple comme ça” !
Il y a huit spots de surf dans les Outaouais, je n’ai pas menti, mais les spots ne fonctionnent pas toujours au même moment et y accéder n’est pas nécessairement facile. Les deux spots les plus populaires sont “Sewer Wave”, où les gars vont généralement, situés entre la frontière du Québec et de l’Ontario, ainsi que le spot Bates Island.

Avec la hausse constante des gens intéressés par le sport et qui y participent au Québec, nous nous attendons à ce que les shops de skate/surf veut développer quelque chose en lien avec ça. Surtout, avec Swellpoivre! Il faut croire par contre qu’ils n’ont pas encore vu le potentiel s’y cachant et jusqu’à ce qu’il le réalise, l’équipe Swellpoivre continuera à avoir la meilleure des vies, voyageant et partageant avec nous leurs aventures.

Perds-toi dans leur Instagram pour avoir un petit rappel quotidien de la beauté du monde, surtout quand tu es un surfeur! Peu importe la suite, une seule chose vient à notre esprit dès qu’on parle d’eux : inspirant. 

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Puis finalement, Julien Hudon sur la vague, préférant surfer plutôt que répondre à nos questions! Par Jean-Michel Boudin

Puis finalement, Julien Hudon sur la vague, préférant surfer plutôt que répondre à nos questions! Par Jean-Michel Boudin